samedi 7 novembre 2009

87139 (2004-2009)

Vendredi, le 6 novembre, j'ai quitté l'Action démocratique du Québec. J'ai toujours voulu, et je continuerai, à défendre l'honnêteté et l'intégrité en politique. C'est clair que ce ne sera plus possible pour moi de le faire au sein de l'adq, un parti qui est maintenant souillé par les révélations de collusion et de manque à l'éthique par l'establishment du parti. La première course au leadership, tout le processus et les résultats, est maintenant entachée et toutes les rumeurs véhiculées pendant cette course peuvent maintenant être des questions légitimes. Jusqu'où certaines personnes étaient prêtes à aller et qu'est-ce qu'ils feraient pour atteindre leurs objectifs?

Je suis fier d'avoir participé à la reconstruction de ce parti qui l'a mené à l'Opposition officielle en mars 2007 et je suis fier d'avoir représenté ce parti à titre de député du comté de Chambly de mars 2007 à décembre 2008. Mais, je ne peux plus défendre l'indéfendable sous le leadership de Gilles Taillon. Le Québec a besoin d'une troisième voix, d'un vrai troisième parti politique. Je tourne la page et je continue vers la construction de cette troisième voix.


On Friday, November 6th, I resigned from the Action démocratique du Québec. I have always sought, and will continue, to defend honesty and integrity in public service. It has become clear that it will no longer be possible to do this in the adq, a party that is now shamed by the revelations of collusion and unethical behavior by the establsihment of the party. It has become clear that the leadership race, the first in party history, the process and the results, are now tainted and all the rumours propagated during the leadership race can become legitimate questions. How far were some people willing to go and what were they willing to do?

I was proud to have helped this party rebuild itself towards the momentous election of March 2007 and I was proud to defend this party as the Member for the riding of Chambly from March 2007 to December 2008. But I can no longer defend what has become indefensible under the leadership of Gilles Taillon. Quebec needs a third voice, a new political voice. I will now turn the page and move on towards the building of this new voice.

mardi 3 novembre 2009

Official party status for the adq

Many people, even journalists, have been asking me what would become of the official party status of the adq in the National Assembly. According to the official rules (sorry, they're only available in French), the adq keeps its official party status by virtue of having at least 5 members elected under that banner AND having obtained at least 11% of the popular vote in last December's provincial election. This special rule has been adopted only for the duration of the 39th Legislature, i.e. until the next provincial election. Should the number of adq MNA's change before then, it will affect its status and operating budgets as explained in the official documents. Although the remaining members would retain their affiliation to their party, they would be considered as independent members in the National Assembly with very few rights and privileges as opposed to now.

La reconnaissance officielle de l'adq

Plusieurs personnes, et même des journalistes, m'ont demandé des questions concernant la reconnaissance officielle de l'adq comme groupe parlementaire reconnu et deuxième groupe d'Opposition à l'Assemblée nationale. En réponse à ces questions, je vous cite le document officiel de l'Assemblée nationale.

Lors des dernières élections générales du 8 décembre 2008, l’ADQ a fait élire 7 députés et a obtenu 16,4 % des voix. En fonction de ces résultats, ces députés ne forment pas un groupe parlementaire au sens du Règlement de l’Assemblée nationale qui prévoit à l’article 13 que :
« Tout groupe d’au moins douze députés élus sous la bannière d’un même parti politique, ou tout groupe de députés élus sous la bannière d’un parti politique qui a obtenu au moins 20% des voix aux plus récentes élections générales, constitue un groupe parlementaire. À l’exception du Président, les députés n’appartenant à aucun groupe parlementaire siègent à titre d’indépendants.»...Malgré cela, un règlement particulier a été établi pour la durée de la 39e législature pour les députés de l’ADQ. Ces derniers seront donc reconnus comme le deuxième groupe parlementaire d’opposition dans la mesure prévue dans le présent document. Critères de reconnaissance des députés de l’ADQ comme groupe parlementaire – Tout parti politique qui, aux plus récentes élections générales, a fait élire au moins cinq députés et qui a recueilli 11 % des voix constitue un groupe parlementaire. Fonctions parlementaires reconnues – Un groupe parlementaire qui a fait élire au moins 5 députés et qui a recueilli 11 % des voix a droit à un chef et à un leader parlementaire qui bénéficient des droits reconnus au Règlement de l’Assemblée nationale, à la Loi sur l’Assemblée nationale et à la Loi sur les conditions de travail et le régime de retraite des membres de l’Assemblée nationale. Ces changements entrent en vigueur immédiatement pour la durée de la 39e législature. Toutefois, les discussions sont toujours en cours en vue d’autres modifications qui pourraient être apportées dans le futur à ces lois, notamment quant aux conditions qui pourraient être imparties à un groupe pour que des fonctions parlementaires additionnelles soient reconnues. Selon ce qui a été discuté jusqu’à maintenant, si un groupe parlementaire faisait élire au moins 10 députés et recueillait 16 % des voix, il aurait également droit à un whip. En outre, dans le cas où un groupe parlementaire ferait élire au moins 20 députés, il aurait droit, en plus des fonctions précitées, à un leader adjoint, un président de caucus et à un quatrième vice-président de l’Assemblée.


Voilà ce qui devrait répondre à vos questions si jamais le nombre de députés de l'adq devait changer un jour.

lundi 2 novembre 2009

1956 vs 1955

Après une semaine à y réfléchir, à faire des interviews, à discuter, à tenter d'analyser et à tenter de comprendre les premières décisions du nouveau chef de l'adq, l'excellent chroniqueur du Journal de Québec, Michel Hébert, nous offre la synthèse la plus claire et la plus lucide dans sa chronique du samedi 31 octobre. L'adq ne peut se passer de son meilleur parlementaire et un de ses meilleurs porte-parole. Mais, il semblerait que la nouvelle direction qu'a pris ce parti est bel et bien le naufrage.

jeudi 29 octobre 2009

Slamming the door

Today, I did not slam the door, but it was made obvious by his first decisions as the new leader of the adq, Gilles Taillon has slammed the door himself. So I will continue to think about the possibilities available as a free agent because 50% minus 1 clearly do not matter in this adq.

mercredi 28 octobre 2009

La porte claquée

Aujourd'hui, je n'ai pas claqué la porte, mais il est clair qu'avec ses premiers gestes de nouveau chef de l'adq, Gilles Taillon a claqué cette porte lui-même. Ma réflexion se poursuit donc en tant qu'agent libre car 50% moins 1 n'ont manifestement plus leur place dans ce parti.

dimanche 18 octobre 2009

8 décembre v2.0

La défaite est une amère déception, mais, comme mon seul vrai chef, je suis un démocrate et j’accepte le résultat. Je m’accorde, comme le 8 décembre dernier, une période de réflexion pour la suite et un recul de tout ça. Le nouveau chef a des gestes concrets à poser, et ce, demain, pas la semaine prochaine. Je ne claque pas la porte, soyez avertis. Ceux qui pensent le contraire, "You've got another thing comin'"